L’arnaque à la carte bleue prend de l’ampleur. Une simple inattention peut parfois coûter cher, jusqu’à la totalité du compte en banque. Quels gestes adopter pour ne pas être victime de ce genre d’escroquerie ? Dans cette vidéo, Faustine Bollaert vous livre des conseils pour éviter les arnaques à la carte bancaire. En 2011, ce fléau a augmenté de 30 %. Si le vol de données pour effectuer des achats sur internet est le plus fréquent, le vol par ruse est en pleine expansion. Des voleurs parviennent même à recopier votre carte bleue sans vous en déposséder. Pour éviter d’en être victime, suivez les recommandations livrées en vidéo !



  1. Etape 1 : Ampleur de l’arnaq…

Ampleur de l’arnaque à la carte bleue Lorsque Sébastien paie par carte bleue, il tape toujours son code à l’abri des regards indiscrets. Il prend autant de précautions à la suite du vol de sa carte bleue. Aujourd’hui, les voleurs ne s’intéressent plus uniquement à la carte, mais aussi au code. Les escrocs ont profité d’un bref moment d’inattention pour mémoriser le code et repérer où Sébastien range sa carte. Sans s’en rendre compte, Sébastien s’est fait dépouiller de sa carte bleue, et par conséquent, de tout son argent en banque. Ce cas n’est pas isolé. En 2011, les arnaques à la carte bleue ont augmenté de 30 %. Si le vol de données pour effectuer des achats sur internet est le plus fréquent, le vol par ruse est en pleine expansion. Pendant qu’un des voleurs repère les codes de leur victime, son complice détourne son attention au moment où elle doit récupérer sa carte. Le voleur n’a plus qu’à se servir. En France, ces arnaques représentent plus de 350 millions d’euros. Face à l’ampleur du phénomène, les banques ont décidé de réagir.

Remboursement des sommes volées Dans une grande banque française, plusieurs analystes travaillent 24 heures sur 24 pour détecter les fraudes. Au départ, c’est le système informatique qui signale automatiquement les moindres anomalies. Lorsque deux retraits de suite sont jugés incohérents, l’alerte est immédiatement donnée. Un opérateur téléphone alors au client pour une vérification. Dans cette banque, 30.000 anomalies sont détectées tous les mois. Si la fraude est confirmée, la victime n’a pas besoin de déposer une plainte au commissariat. En effet, le remboursement est automatique. Dans plus de 98 % des cas, les clients sont remboursés. Pour les 2 % restants, la banque considère qu’il y a eu négligence de la part du client. La négligence se traduit par le fait de composer son code au vu et au su de tout le monde.

Arnaque par skimming Toutefois, les petits retraits permettent au voleur de passer inaperçu pendant plusieurs semaines sans éveiller des soupçons. Malgré la bonne foi du client, la banque ne veut rien savoir et n’octroie aucun remboursement puisque la victime est toujours en possession de sa carte. Les voleurs parviennent à vider un compte sans carte ni code grâce à quelques appareils électroniques déposés la nuit sur les distributeurs. Cette arnaque très répandue est connue sous le nom de skimming. Cette ruse permet aux fraudeurs de copier votre carte bleue sans la voler. Ils utilisent en fait une réglette fixée en haut du distributeur permettant de filmer le code à l’aide d’une microcaméra. L’autre appareil du dispositif est le skimmer, qui lui, est fixé à l’entrée de la carte. Cet appareil ultra-discret enregistre les informations de la bande magnétique de la carte. Cette ruse permet aux voleurs de dupliquer votre carte sur une carte vierge et de s’en servir dans des pays où elle n’est pas munie d’une puce électronique. La meilleure des protections est de cacher son code même au distributeur.

Association de défenses des usagers de banque Il existe aujourd’hui une association de défenses des usagers de banque, l’AFUB. Chaque jour, les bénévoles reçoivent plus de 200 plaintes dont presque la moitié concerne les fraudes bancaires. Pour le président de l’association, toute victime de vol par ruse doit être remboursée par sa banque. Il fait valoir alors une loi du 15 juillet 1989 qui stipule clairement que toute victime, même sans dépossession de sa carte, est en droit d’exiger remboursement de la somme débitée par le fraudeur. La démarche à suivre est très simple. En effet, il suffit d’écrire une lettre de réclamation adressée au directeur de l’agence en s’appuyant sur la loi. Il faut alors évoquer l’article L133-19-II et/ou L133-5 du code monétaire et financier qui vous permet de confirmer que vous êtes au fait et aux règles. Alors pour ne pas payer cash les arnaques, cachez votre code !