Annulation, perte de bagage, rapatriement, responsabilité civile… autant de garanties promises par une assurance voyage. Mais, que valent vraiment les assurances voyages ? Faut-il vraiment y souscrire avant de partir en vacances ? Dans cette vidéo, Marie Ange Casalta vous livre ses conseils avant de souscrire à une assurance voyage. Préalablement, prenez le soin d’éplucher les conditions générales avant de signer, puisque certaines circonstances ne sont pas couvertes par l’assurance voyage. D’ailleurs, il peut s’avérer inutile de souscrire à de telles assurances. La majorité des garanties sont déjà couvertes par la carte bancaire. Les explications en vidéo !



  1. Etape 1 : Garantie d’interve…

Garantie d’intervention d’une assurance voyage Les équipes médicales d’une compagnie d’assurance viennent d’être appelées en urgence. Le docteur Julien Josseaume et son infirmier Gilbert Cornu partent à Casablanca pour sauver une touriste mal en point et pour la ramener près de chez elle à Strasbourg. En vacances au Maroc, la touriste s’est plainte de problème respiratoire. Pour les secouristes, il faut agir vite. Alors, c’est à bord d’un jet privé médicalisé spécialement affrété pour la patiente que le médecin et son infirmier vont intervenir. Les secouristes évitent à tout prix que le transport soit une perte de chance pour sauver le malade. La qualité de soin doit être identique à celle d’un hôpital. Si la touriste bénéficie de ce rapatriement, c’est parce qu’elle a eu la bonne idée de souscrire à une assurance voyage.

Assurances précochées sur les sites de voyage Statistiquement, un Français sur trois prend la précaution de souscrire à une assurance voyage avant de partir en vacances. Parmi les nombreuses garanties proposées, il y a le rapatriement médical, mais aussi la perte de bagages, l’annulation et même le risque de mauvais temps. Très utiles pour les voyageurs, ces assurances profitent surtout aux tours operators. C’est pourquoi les sites de vacances font tout pour nous pousser à y souscrire lors de la réservation. Cette vente forcée est dénoncée par Olivier Gayraud, juriste d’une association de consommateurs. En effet, une assurance voyage de 15,50 euros est automatiquement ajoutée au panier final. Et pour trouver la manière de supprimer cette option, il faut s’armer de patience. Ce qui est contestable est que non seulement l’option payante soit précochée, mais aussi que la possibilité de la désélectionner soit cachée parmi les pays de nationalité du passager.

Cas indemnisés et non indemnisés par l’assurance A Paris, dans les locaux d’une grande compagnie d’assurance, les opérateurs traitent les appels des clients dont les vacances ont tourné au vinaigre, comme une victime d’un vol à l’arraché en plein bronzage. Une fois que son dossier est traité, le client sera remboursé. Le directeur de la compagnie d’assurance adresse chaque jour 100 chèques d’indemnisation aux touristes malchanceux. Mais il arrive aussi que la compagnie refuse de venir en aide à ses assurés. Il en est ainsi d’un client qui pense faire jouer sa garantie annulation. Le voyageur devait partir, mais n’a pas pris la précaution de valider ses congés avant la validation de son séjour. Si l’assurance ne signe aucun chèque pour ce genre de client, c’est en raison d’une clause écrite en petit police dans les conditions générales. Un petit document assez indigeste liste tous les cas de refus d’indemnisation. Il en est ainsi du terrorisme qui est un sujet d’actualité. Aucune assurance ne couvrira les risques dus au terrorisme. Il en est ainsi également des risques nucléaires ou conflits politiques.

Coût onéreux d’un refus d’indemnisation Les vacanciers prennent rarement le temps d’éplucher les conditions générales pour connaître les cas d’exclusion d’indemnisation de l’assureur. C’est l’erreur commise par Franck. Il y a 6 mois, cet ostéopathe a voulu offrir un superbe voyage au Vietnam à sa famille. Cette surprise lui a valu 4600 euros auxquels il ajoute 170 euros pour l’assurance. Au dernier moment, son patron décide de changer ses dates de congés. Franck doit annuler son voyage en catastrophe. Mais l’assurance refuse de le rembourser. Le site sur lequel il a réservé vantait pourtant une garantie complète et sans aucune limite. L’ostéopathe dénonce une mention commerciale mensongère en multipliant les réclamations auprès de la compagnie. Mais les responsables basés en Espagne ne veulent rien entendre. Franck envisage désormais de saisir un tribunal.

Assurances couvertes par la carte bancaire Les assurances ne sont pas toujours coopératives et parfois totalement inutiles. Beaucoup de voyageurs souscrivent en effet à une garantie spéciale alors que leur carte bancaire couvre déjà les mêmes risques. Il s’agit en l’occurrence de l’assurance annulation, mais aussi les bagages, l’assistance médicale et la responsabilité civile. Les porteurs de carte gold risquent de payer une assurance en double. Prenez alors la précaution de comparer les garanties proposées par les sites de voyage et celles de votre carte bancaire.

Assurance soleil L’autre assurance qui fait grincer les dents est la garantie soleil. Ce nouveau contrat indemnise les vacanciers en cas de mauvais temps. Ce concept a été lancé il y a 5 ans. Pour indemniser les clients, les initiateurs du concept se fient aux cartes satellites. C’est à partir que cette première observation que la société calcule la quantité de soleil sur chacun des sites et chaque jour. Selon votre voyage, la garantie coûte en moyenne 12 euros. Mais les conditions de remboursement sont extrêmement strictes. Il faut avoir moins 2 heures de soleil entre 10 heures et 19 heures sur une période de 3 jours pour prétendre à l’indemnisation. Toutefois, le remboursement ne couvre jamais 100 % des dépenses engagées. En effet, l’indemnité sera forfaitaire de l’ordre de 150 € pour une semaine, très loin du coût du voyage.

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